Tout le monde peut entreprendre.

Cet article sera à moitié une montée de lait, à moitié des opinions. Ça fait longtemps que j’ai une petite crotte sur le cœur en rapport avec le domaine des entrepreneurs. Je veux redéfinir l’entrepreneuriat et inviter des entrepreneurs de toutes sortes à lire ce blogue.

Une atmosphère toxique

Entreprendre: atmosphère toxique dans le monde de l'entrepreneuriat.

Pour commencer, les jeunes entrepreneurs sont souvent mal vus. On se les représente comme le classique vendeur de thermopompes dans une entreprise pyramidale qui met des stories de ses entraînements à 5h00 du matin et qui partage des citations ‘’no pain, no gain’’. 

On ne va pas se le cacher, l’entrepreneuriat est un domaine majoritairement masculin (quoiqu’on voit de plus en plus d’entrepreneures de nos jours, youpi). J’ai l’impression que ça a un gros impact sur l’atmosphère dans la communauté. Tellement, que je ne veux pas en faire partie. Je pars de ma propre communauté ICI

Il y a énormément de jugement dans le domaine. Je le sais parce que je l’ai vu, entendu et ressenti. Combien de fois j’ai entendu des hommes parler d’autres hommes qui se lancent en affaires et dire: ‘’C’est un pas bon, son entreprise est de la marde. Ce n’est pas un entrepreneur.’’ Combien de fois on dit aux femmes qu’elles ne sont pas de vraies entrepreneures ? Ou bien qu’elles ont des entreprises parce que c’est la mode? (!?)

Premièrement, qui êtes-vous pour juger de ce que les autres sont ou ne sont pas? Quand j’entends des choses comme ça je me demande ce qui passe par la tête de ces entrepreneurs là. On va se le dire, gérer une entreprise, quelle qu’elle soit, c’est pas toujours une partie de plaisir. Croyez-moi, si j’étais en affaires parce que c’est la mode. Je ne serais pas (4 ans plus tard) encore en train de mourir de faim à travailler sans salaire parce que j’aime ce que je fais. 

Ça regarde les salariés de haut, ça a l’impression de changer le monde et d’être tellement plus ‘’woke’’ que les autres. Moi je dis: vivre et laisser vivre. À chacun son domaine dans la vie.

Je ne vais pas mentir, je me suis fait prendre à ce jeu de jugement là aussi. Je ne sais pas si c’est de la jalousie ou qu’on a tous un ‘’God complex’’, mais l’atmosphère est définitivement toxique et il faut que ça arrête. Finalement, personne n’est plus entrepreneur qu’un autre. Et surtout, un homme qui entreprend n’est pas plus légitime qu’une femme qui entreprend. 

Ma définition de l’entrepreneuriat (aka tout le monde entreprend)

On a beau se juger. C’est quoi entreprendre au fond? Dans ma tête à moi, tout le monde est entrepreneur. En tout cas, tout le monde peut entreprendre. Un entrepreneur c’est quelqu’un qui aime se lancer dans ses nouveaux projets, quelqu’un qui est passionné par le changement.

Entreprendre peut se traduire comme se lancer dans un nouveau domaine d’études, entreprendre de s’acheter ou de se construire une maison, entreprendre de prendre sa santé en main. Bref, tout le monde entreprend à un moment ou un autre de sa vie.

Être entrepreneur c’est pas spécial. Certains lancent une entreprise. Tandis que d’autres entreprennent du développement personnel ou de nouveaux projets parallèles à leur carrière. En fin de compte, un projet c’est un projet. Qu’on génère des revenus avec celui-ci ou non. Il y a des hauts et des bas. Souvent on a envie de lâcher (parfois, on le fait et c’est correct). Ça arrive aussi que notre projet ne se déroule pas tout à fait comme on l’a prévu donc on change de parcours. Souvent, nos projets ont besoin de financement et c’est plus ou moins facile à trouver.

Pour ma part, non je ne me lève pas à 5h00 du matin pour m’entraîner et méditer. Je ne lis pas 4 livres de développement personnel par mois et je ne close pas des ventes 6 fois par jour. J’ai souvent de la difficulté à me réveiller parce que je suis trop fatiguée. Ma discipline est ma plus grande alliée. Si je me fiais seulement à ma motivation (comme on voit sur les internet) je ne travaillerais pas beaucoup. J’ai plusieurs side hustles afin de pouvoir vivre tout en ayant un horaire assez flexible qui me permet de travailler à temps plein sur mon entreprise. Je n’ai pas acheté de nouveaux vêtements depuis 2 ans et je compte plus de dettes que d’épargnes à mon actif.

Avoir une entreprise c’est beaucoup moins glamour que ce que l’on pense. Je ne me plains pas de tout ça parce que malgré tout, j’adore vraiment ce que je fais. Un jour peut-être je redeviendrai salariée, mais je pense que l’entrepreneur en moi ne va jamais partir. J’y reviendrai toujours, peu importe mon chemin.

Au final

Finalement, pas besoin d’être fondatrice d’un startup technologique ‘’high growth’’ pour faire partie de la Bleu Latte Gang. Tout ce dont tu as besoin c’est d’avoir de l’ambition et de vouloir te lancer dans des projets qui te ressemblent. Pour moi, c’est ça entreprendre. Ici, pas de jugement, tout le monde à ses projets et l’on s’encourage dans ce qu’on entreprend. On se donne des trucs, des conseils et l’on ventile ensemble. 

Toi, c’est quoi le projet qui te passionne?